L’Institut San Martín du Benelux (ISMBen) est une organisation transdisciplinaire à but non lucratif engagée dans le renforcement des liens entre l’Amérique du Sud et la région du Benelux, Belgique, Pays-Bas et Luxembourg.
Conçu comme une institution indépendante et non partisane, appelée à être formellement constituée selon le droit belge, l’Institut aspire à favoriser des relations durables par la valorisation et la préservation de la mémoire historique, la coopération académique, l’échange culturel ainsi que la promotion de l’amitié, du dialogue et de la responsabilité civique.
Il tire son nom et son inspiration du général José de San Martín (1778-1850), dont la vie et l’héritage constituent une boussole morale profonde et un fondement symbolique pour sa mission. Vénéré comme le libérateur de l’Argentine, du Chili et du Pérou, son héritage a dépassé les frontières nationales pour devenir un symbole universel de liberté, d’intégrité et de vertu civique.
Depuis le début du XXe siècle, sa mémoire est honorée par des monuments publics dans plus de soixante villes à travers le monde. Le premier monument européen fut inauguré à Boulogne-sur-Mer, en France, en 1909, où San Martín passa ses dernières années en exil volontaire. Aujourd’hui, des monuments lui sont consacrés dans des villes telles que Madrid, Londres, Édimbourg, Milan, Bruxelles, Genève, Berlin, Moscou, Washington D.C., New York, Los Angeles, Montréal, Ottawa, Mexico, Lima, Santiago, Quito, São Paulo, Montevideo, Asunción et Sydney, entre autres. Ces lieux commémoratifs occupent des espaces civiques majeurs et témoignent de l’admiration durable pour sa vision émancipatrice et son leadership fondé sur des principes.
Parallèlement, des instituts sanmartiniens ont été établis dans plusieurs pays où le Général a vécu ou est symboliquement commémoré, notamment en Argentine, au Chili, au Pérou, en Équateur, en Espagne, au Royaume-Uni, en France et en Italie. Chacune de ces institutions contribue à la préservation et à la diffusion de son héritage par des initiatives éducatives, culturelles et diplomatiques, renforçant la portée transnationale de ses idéaux.
Conformément à ses statuts, l’Institut poursuit les objectifs suivants :
Sa structure de gouvernance comprend un Conseil d’administration, un Conseil scientifique et un Comité d’honneur et diplomatique, soutenus par une Assemblée générale composée de membres actifs, étudiants, associés, honoraires et bienfaiteurs.
L’Institut puise une force symbolique profonde dans la résidence du général José de San Martín à Bruxelles entre 1824 et 1830, où il vécut en exil digne aux côtés de sa fille Mercedes (1816-1875) et de son frère Justo Rufino de San Martín (1776-1832). Son séjour, sous le patronage du roi Guillaume Ier des Pays-Bas et grand-duc de Luxembourg (1772-1843), se déroula dans une ville qui, bien qu’elle ne fût pas encore la capitale d’une Belgique indépendante, s’affirmait déjà comme un carrefour de pensée et de diplomatie internationales.
Durant cette période, San Martín résida rue de la Fiancée, aujourd’hui signalée par une plaque commémorative. Il y entretint une correspondance avec des figures majeures de la vie politique et intellectuelle européenne et latino-américaine, témoignant de son engagement constant dans les évolutions de son temps. En 1825, il rédigea les « Máximas para mi hija Mercedes », témoignage concis et durable de ses principes en matière d’éducation, de morale et de devoir civique, soulignant son engagement envers la formation éthique des générations futures. Son image fut immortalisée par des artistes belges renommés tels que Jean-Baptiste Madou, Jean Henri Simon et François-Joseph Navez, dont les portraits reflètent à la fois sa présence culturelle et sa stature contemplative durant ces années de réflexion. Sa mémoire est également honorée dans la capitale belge par le monument équestre de Woluwe-Saint-Pierre, inauguré le 21 juin 1975, qui constitue un hommage durable à son influence et à son exemple moral.
L’Institut s’inscrit dans la continuité de l’ancien Institut sanmartinien de Belgique, fondé en 1969 à l’ambassade d’Argentine à Bruxelles et actif jusqu’au milieu des années 1990. Cette institution pionnière contribua à la diffusion de la vie et des idéaux de San Martín en Europe par des programmes culturels, des publications et des commémorations officielles. En ravivant cet héritage, l’Institut San Martín du Benelux réaffirme son engagement historique dans un contexte contemporain.
En 2025, la fondation de l’Institut San Martín du Benelux a coïncidé avec trois anniversaires majeurs : le bicentenaire des relations diplomatiques entre le Royaume des Pays-Bas et les Provinces du Río de la Plata (1825), le bicentenaire des « Máximas para mi hija Mercedes » rédigées à Bruxelles cette même année, et le cinquantième anniversaire de l’inauguration du monument équestre au général San Martín à Woluwe-Saint-Pierre (1975).
Dans cet esprit, l’Institut pose solennellement ses fondations afin que la mémoire du général San Martín continue d’inspirer et de guider les générations futures. Ses années bruxelloises, marquées par la réflexion, l’engagement culturel et la clarté morale, constituent un ancrage historique profond pour la mission de l’Institut. Par son nom, sa structure et son ton cérémoniel, l’Institut San Martín du Benelux se présente comme un hommage vivant à l’héritage, à la formation civique et au dialogue durable entre les continents.
L’Institut San Martín du Benelux (ISMBen) coopère avec d’autres institutions et organisations dans un esprit d’amitié et de collaboration :
Représentations diplomatiques:
Ambassade de la République argentine
Représentations diplomatiques:
Ambassade de la République argentine
Représentations diplomatiques:
Ambassade de la République argentine
Instituto Sanmartiniano Nacional (Argentine)
British San Martín Institute (Royaume-Uni)
Instituto Sanmartiniano de España (Espagne)
Istituto Sanmartiniano d’Italia (Italie)
Instituto Sanmartiniano del Perú (Pérou)